L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « rénover une maison ancienne à Le Breil-sur-Mérize », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Le Breil-sur-Mérize, en zone H2b, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Sur la facture, ce poste vaut 929 € à 1 461 € par an à Le Breil-sur-Mérize : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 couvre 35 à 55 % des consommations, soit 13 600 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2b.
Contexte urbain à Le Breil-sur-Mérize : 660 résidences principales pour 1 552 habitants. Sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 171 DPE publiés par l'ADEME à Le Breil-sur-Mérize, soit 259 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, dont l'intervention sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 dure dix à seize semaines.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 facturé 23 595 € TTC à Le Breil-sur-Mérize supporte 1 230 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Le Breil-sur-Mérize, élargir la consultation à l'ensemble du département (Sarthe) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Rapporté au plan de financement, le bâti ancien représente de l'ordre de 59 % du montant plafonné retenu à Le Breil-sur-Mérize. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 18 876 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 10 618 €.