Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Le Bô, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La lecture du parc complète l'analyse : environ 48 logements occupés par leur propriétaire, 167 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC Cingal-Suisse Normande. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Bô, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : le dimensionnement recopié sur la puissance de l'ancienne chaudière oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 1 260 € à 2 520 € à Le Bô, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Qui décide, et donc qui finance : 89 % de propriétaires occupants à Le Bô, soit environ 48 logements. Pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 32 % du plafond applicable à Le Bô pour la PAC air/eau. Traduit en aide effective, cela donne 10 080 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 5 670 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'installation d'une pompe à chaleur air/eau à Le Bô suppose un SCOP ≥ 4 à 55 °C de température de départ maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 12 600 € revient à 630 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Le Bô compte 117 habitants et 54 logements principaux. Pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Trois pièces décident du versement à Le Bô : le devis portant un SCOP ≥ 4 à 55 °C de température de départ, l'attestation RGE de un frigoriste RGE QualiPAC et la fiche d'équilibrage hydraulique des émetteurs. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Le Bô relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'installation d'une pompe à chaleur air/eau s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.