L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « isolation plancher bas à Le Bizot », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Le Bizot, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Le Bizot, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 700 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Trois pièces décident du versement à Le Bizot : le devis portant R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé, l'attestation RGE de un isolateur intervenant en sous-sol et le contrôle de continuité en périphérie. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Statut d'occupation à Le Bizot : 105 logements occupés par leur propriétaire, soit 86 % du parc. La décision d'engager l'isolation du plancher bas y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Le Bizot compte 305 habitants et 121 logements principaux. Pour l'isolation du plancher bas, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Base ADEME : 24 diagnostics enregistrés à Le Bizot, soit un taux de 198 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un isolateur intervenant en sous-sol est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'isolation du plancher bas (deux à quatre jours).
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation du plancher bas traite 7 à 12 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Le Bizot, en zone H1c, cela ramène 2 011 à 3 447 kWh par an, valorisés 216 € à 370 € au tarif conventionnel 2026.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Le Bizot, sur une base de 115 m² en zone H1c, l'isolation du plancher bas représente de l'ordre de 58 m² de sous-face. Multiplié par un prix unitaire de 30 à 70 €, on obtient une fourchette de 1 740 € à 4 060 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.