La part de maisons individuelles conditionne directement le nombre de projets décidables sans assemblée générale, et les données de Laverrière le montrent nettement. On relève 14 résidences principales recensées, 32 habitants, 78 % de propriétaires occupants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Laverrière est crédible.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Laverrière, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : le générateur commandé avant le calcul de déperditions après travaux oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 7 150 € à 14 300 € à Laverrière, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le choix du scénario change l'assiette : à Laverrière, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bouquet maison chiffré autour de 71 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Amortissement à Laverrière : le poste de 71 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 3 575 € par an. Encore faut-il que un métré contradictoire des quatre parois déperditives reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Dans l'ordonnancement du chantier à Laverrière, le traitement complet de l'enveloppe d'une maison mobilise une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE pendant huit à quatorze semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Trois pièces décident du versement à Laverrière : le devis portant un métré contradictoire des quatre parois déperditives, l'attestation RGE de une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE et la note de dimensionnement postérieure à l'isolation. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Trésorerie du projet à Laverrière : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle auxquels le bouquet maison participe.
Le parc local commande la faisabilité : sur 14 résidences principales, on estime 12 maisons individuelles (89 %) à Laverrière. L'échafaudage et l'occupation du logement pendant le chantier y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison.