Les données publiques dessinent un gisement précis : de l'ordre de 1 800 maisons individuelles, 823 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 41 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de CC Flandre Lys. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Laventie, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Solde du dossier à Laventie : la pièce déterminante est le contrôle de continuité en périphérie. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Laventie est rattachée à CC Flandre Lys. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de l'isolation du plancher bas et signalent les dispositifs locaux cumulables.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Laventie, le gaz couvre 36 % du parc, le fioul 6 %, l'électricité 49 %. L'isolation du plancher bas s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Sur le cas type retenu à Laventie — 115 m² en zone H1a — l'isolation du plancher bas porte sur environ 58 m² de sous-face. Au prix de marché observé, 30 à 70 € par m² de sous-face, le poste ressort entre 1 740 € et 4 060 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
L'écart entre profils est considérable à Laventie : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation du plancher bas, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Trois pièces décident du versement à Laventie : le devis portant R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé, l'attestation RGE de un isolateur intervenant en sous-sol et le contrôle de continuité en périphérie. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le solde se finance : à Laventie, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le plancher bas contribue déjà à 1 700 € d'économie annuelle attendue.