Le gisement local se lit dans les mêmes données : environ 34 logements occupés par leur propriétaire, 167 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC Hautes Terres. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Laurie, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Laurie. On relève 42 résidences principales recensées, 7 diagnostics publiés par l'ADEME, 2.00 personne(s) par logement, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Laurie est crédible.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Laurie suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 1 162 000 € revient à 58 100 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le parc local commande la faisabilité : sur 42 résidences principales, on estime 40 maisons individuelles (95 %) à Laurie. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Laurie, sur une base de 105 m² en zone H1c, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 28 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 784 000 € à 1 540 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 7 DPE publiés par l'ADEME à Laurie, soit 167 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, dont l'intervention sur la sortie d'une étiquette F ou G dure quatre à huit mois, audit compris.
Point de vigilance financier à Laurie : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 116 200 € à 232 400 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Dans l'ordonnancement du chantier à Laurie, la sortie d'une étiquette F ou G mobilise un accompagnateur agréé et un groupement RGE pendant quatre à huit mois, audit compris. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Trésorerie du projet à Laurie : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels la sortie de passoire participe.