Le gisement local se lit dans les mêmes données : 260 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 94 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC Arnon Boischaut Cher. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Lapan, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Lapan, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Lapan, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 1 474 000 € comme le logement loué, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 147 400 € à 294 800 € à Lapan, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Amortissement à Lapan : le poste de 1 474 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 73 700 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1b applicable à Lapan correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 25 DPE publiés par l'ADEME à Lapan, soit 260 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
L'écart entre profils est considérable à Lapan : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Lapan, la part de maisons atteint 98 % du parc (94 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.