à Lano, la part de maisons individuelles conditionne directement le nombre de projets décidables sans assemblée générale. On relève 9 résidences principales recensées, 90 % de propriétaires occupants, 90 % de maisons individuelles, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Lano est crédible.
Sur le volet ressources : pour « rénovation d'ampleur maison à Lano », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 DPE publiés par l'ADEME à Lano, soit 111 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE, dont l'intervention sur le traitement complet de l'enveloppe d'une maison dure huit à quatorze semaines.
Trois pièces décident du versement à Lano : le devis portant un métré contradictoire des quatre parois déperditives, l'attestation RGE de une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE et la note de dimensionnement postérieure à l'isolation. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 71 500 € pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison à Lano, soit 3 575 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un métré contradictoire des quatre parois déperditives soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : le traitement complet de l'enveloppe d'une maison traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Lano, en zone H3, cela ramène 9 655 à 13 945 kWh par an, valorisés 1 037 € à 1 498 € au tarif conventionnel 2026.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Lano, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de le traitement complet de l'enveloppe d'une maison et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Sur le cas type retenu à Lano — 110 m² en zone H3 — le traitement complet de l'enveloppe d'une maison porte sur environ 286 m² de surface déperditive. Au prix de marché observé, 180 à 320 € par m² de surface déperditive, le poste ressort entre 51 480 € et 91 520 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le choix du scénario change l'assiette : à Lano, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bouquet maison chiffré autour de 71 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.