Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à La Rochelle, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H2c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 30 399 logements collectifs à La Rochelle, soit 68 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 35 % à La Rochelle — de l'ordre de 15 537 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 24 % des DPE à La Rochelle — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 63 % de bailleurs dans le parc à La Rochelle, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est remplacement de la chaufferie collective gaz/fioul par une PAC air-eau collective ou un raccordement RCU, appliquée au parc à La Rochelle et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.