Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à L'Île-Rousse, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur le volet ressources : pour « isolation plancher bas à L'Île-Rousse », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation du plancher bas traite 7 à 12 % du besoin. Appliqué au cas de référence à L'Île-Rousse, en zone H3, cela ramène 1 438 à 2 465 kWh par an, valorisés 154 € à 265 € au tarif conventionnel 2026.
Planning réaliste à L'Île-Rousse : deux à quatre jours d'intervention pour un isolateur intervenant en sous-sol sur l'isolation du plancher bas. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à L'Île-Rousse, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 210 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Sur le cas type retenu à L'Île-Rousse — 105 m² en zone H3 — l'isolation du plancher bas porte sur environ 53 m² de sous-face. Au prix de marché observé, 30 à 70 € par m² de sous-face, le poste ressort entre 1 590 € et 3 710 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à L'Île-Rousse. Le plancher bas pesant environ 2 650 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
La structure énergétique locale (7 % gaz, 1 % fioul, 0 % réseau de chaleur à L'Île-Rousse) explique pourquoi l'isolation du plancher bas n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Contexte urbain à L'Île-Rousse : 1 526 résidences principales pour 3 231 habitants. Sur l'isolation du plancher bas, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.