Le chiffrage type publié sur cette page part de 105 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 000 kWh par an, soit près de 1 400 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : de l'ordre de 2 243 maisons individuelles, 145 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 6 % du parc, 617 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à L'Île-d'Yeu, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'écueil le plus coûteux reste l'isolation intérieure posée sans traitement des retours de tableau. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 080 € à 4 160 € sur le chiffrage retenu à L'Île-d'Yeu — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 20 800 € pour la rénovation des parties privatives d'un appartement à L'Île-d'Yeu, soit 1 040 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que la frontière contractuelle entre privatif et parties communes soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
La structure énergétique locale (0 % gaz, 6 % fioul, 0 % réseau de chaleur à L'Île-d'Yeu) explique pourquoi la rénovation des parties privatives d'un appartement n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Sur le cas type retenu à L'Île-d'Yeu — 105 m² en zone H2b — la rénovation des parties privatives d'un appartement porte sur environ 65 m² habitable. Au prix de marché observé, 220 à 420 € par m² habitable, le poste ressort entre 14 300 € et 27 300 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Côté performance, la rénovation des parties privatives d'un appartement pèse pour 25 à 45 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à L'Île-d'Yeu en zone H2b, cela représente entre 5 909 et 10 636 kWh évités par an, soit 635 € à 1 142 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à L'Île-d'Yeu, le lot privatif en absorbe environ 52 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 9 360 € à 16 640 € selon la catégorie de ressources.
Exigence opposable à L'Île-d'Yeu : la frontière contractuelle entre privatif et parties communes. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la rénovation des parties privatives d'un appartement qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.