Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à L'Aigle, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à L'Aigle autour de 1 796 logements, soit 44 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 29 % du parc à L'Aigle, soit environ 1 166 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
36 % des logements diagnostiqués à L'Aigle sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 62 % à L'Aigle (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est rénovation globale votée en assemblée générale : gouvernance, quorum, calendrier, appliquée au parc à L'Aigle et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.