Côté éligibilité : pour « éco-PTZ à Indre rénovation globale », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
à Indre, le niveau de reste à charge observé sur les cas types locaux détermine le montant de prêt réellement utile. On relève 4 160 habitants, 982 diagnostics publiés par l'ADEME, 66 % de maisons individuelles, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Indre est crédible.
Mix de chauffage à Indre : 42 % d'électricité, 55 % de gaz, 1 % de fioul, 2 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de le financement du reste à charge par éco-prêt : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 982 DPE publiés par l'ADEME à Indre, soit 511 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de une banque partenaire du dispositif, dont l'intervention sur le financement du reste à charge par éco-prêt dure quatre à huit semaines d'instruction.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, le financement du reste à charge par éco-prêt à Indre suppose un prêt sans intérêt jusqu'à 50 000 € sur vingt ans en rénovation globale maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 6 000 € revient à 300 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Indre, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 460 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Sur la facture, ce poste vaut 0 € à 0 € par an à Indre : le financement du reste à charge par éco-prêt couvre 0 à 0 % des consommations, soit 0 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2b.
Contexte urbain à Indre : 1 920 résidences principales pour 4 160 habitants. Sur le financement du reste à charge par éco-prêt, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Indre, l'éco-PTZ en absorbe environ 15 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 2 700 € à 4 800 € selon la catégorie de ressources.