La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données d'Ibos le montrent nettement. On relève 2.41 personne(s) par logement, 88 % de maisons individuelles, 2 813 habitants, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Ibos est crédible.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Ibos, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Ibos suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 1 618 500 € revient à 80 925 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Ibos correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
En cas de contrôle sur site à Ibos : la mention de l'atteinte d'une étiquette D au minimum sur le devis, la qualification RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Guichet compétent : CA Tarbes-Lourdes-Pyrénées, dont dépend le territoire à Ibos. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la sortie d'une étiquette F ou G — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Ibos : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de la sortie d'une étiquette F ou G ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 161 850 € à 323 700 € sur le chiffrage retenu à Ibos — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le parc local commande la faisabilité : sur 1 166 résidences principales, on estime 1 030 maisons individuelles (88 %) à Ibos. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.