Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « sortie passoire thermique à Guillestre », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Guillestre le montrent nettement. On relève 562 diagnostics publiés par l'ADEME, environ 207 logements chauffés au gaz ou au fioul, un rattachement intercommunal à CC du Guillestrois et du Queyras, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Guillestre est crédible.
Énergie de chauffage en place : 18 % du parc reste au gaz ou au fioul à Guillestre, soit près de 207 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la sortie d'une étiquette F ou G, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
La logistique dépend de la densité : 2 295 habitants pour 1 129 résidences principales à Guillestre. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la sortie d'une étiquette F ou G, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Vérifiez la ligne de TVA du devis à Guillestre : 5,5 % pour la sortie d'une étiquette F ou G sur un logement de plus de deux ans, soit 183 898 € sur un montant de 3 527 500 € TTC. Le taux réduit s'applique aussi à la main-d'œuvre et aux matériaux fournis par l'entreprise.
Exigence opposable à Guillestre : l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la sortie d'une étiquette F ou G qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Guillestre, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la sortie d'une étiquette F ou G et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
La séquence prime sur la vitesse : la sortie d'une étiquette F ou G occupe un accompagnateur agréé et un groupement RGE durant quatre à huit mois, audit compris à Guillestre. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
La part de propriétaires occupants — 59 % à Guillestre — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 662 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.