Le gisement local se lit dans les mêmes données : de l'ordre de 2 878 maisons individuelles, 313 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 2 511 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 73 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Gueugnon, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève 67 % de propriétaires occupants, 84 % de maisons individuelles, environ 2 511 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Gueugnon est crédible.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Gueugnon, le gaz couvre 66 % du parc, le fioul 7 %, l'électricité 23 %. La sortie d'une étiquette F ou G s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Gueugnon, en zone H1c, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la sortie d'une étiquette F ou G et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Solde du dossier à Gueugnon : la pièce déterminante est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Gueugnon compte 6 528 habitants et 3 426 logements principaux. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Gueugnon, sur une base de 100 m² en zone H1c, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 53 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 484 000 € à 2 915 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 219 950 € à 439 900 € sur le chiffrage retenu à Gueugnon — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
L'écart entre profils est considérable à Gueugnon : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.