Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Grigny, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 850 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives, et les données de Grigny le montrent nettement. On relève 26 842 habitants, 9 240 résidences principales recensées, environ 684 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Grigny est crédible.
Sur la facture, ce poste vaut 1 176 € à 1 847 € par an à Grigny : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 couvre 35 à 55 % des consommations, soit 17 200 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1a.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 67 % du plafond applicable à Grigny pour le bâti ancien. Traduit en aide effective, cela donne 21 528 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 12 110 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
La séquence prime sur la vitesse : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 occupe un artisan formé aux enduits chaux-chanvre durant dix à seize semaines à Grigny. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Trois pièces décident du versement à Grigny : le devis portant une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible), l'attestation RGE de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre et le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
La structure énergétique locale (7 % gaz, 0 % fioul, 87 % réseau de chaleur à Grigny) explique pourquoi la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 691 € à 5 382 € à Grigny, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Grigny : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.