À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 28 584 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 34 % du parc, 651 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de Grenoble-Alpes-Métropole. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Grenoble, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Grenoble le montrent nettement. On relève 3 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à Grenoble-Alpes-Métropole, 1.86 personne(s) par logement, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Grenoble est crédible.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 1.86 personne(s) par résidence principale à Grenoble, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 100 m², que la sortie d'une étiquette F ou G doit être dimensionné.
Amortissement à Grenoble : le poste de 4 606 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 230 325 € par an. Encore faut-il que l'atteinte d'une étiquette D au minimum reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la sortie d'une étiquette F ou G. À Grenoble, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Guichet compétent : Grenoble-Alpes-Métropole, dont dépend le territoire à Grenoble. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la sortie d'une étiquette F ou G — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Grenoble, sur une base de 100 m² en zone H1c, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 111 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 3 108 000 € à 6 105 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 28 584 logements à Grenoble sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 34 % du parc. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Grenoble, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 4 606 500 € comme la sortie de passoire, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.