Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 415 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 1 427 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 35 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de CC des Hauts-Tolosans. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Grenade, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Grenade, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Même projet, aides très différentes : sur la remise à niveau d'un logement mis en location à Grenade, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Qui décide, et donc qui finance : 58 % de propriétaires occupants à Grenade, soit environ 2 332 logements. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.24 personne(s) par logement en moyenne à Grenade, ce qui fixe la base de calcul à 110 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 109126 % du plafond applicable à Grenade pour le logement loué. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 43 650 500 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Grenade, soit 2 182 525 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Grenade, en zone H2c, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Grenade : que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé figure au devis, que un opérateur agréé par l'Anah soit qualifié RGE à la date de signature, et que le constat de décence après travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.