L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « rénovation d'ampleur copropriété à Granville », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Nous raisonnons à Granville sur un logement de 100 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 800 kWh par an, soit près de 1 480 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Granville relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de un programme voté en assemblée générale s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Énergie de chauffage en place : 59 % du parc reste au gaz ou au fioul à Granville, soit près de 4 246 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par un programme voté en assemblée générale, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 728 DPE pour 1 000 résidences principales à Granville (5 241 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat et donc la date de démarrage possible pour un programme voté en assemblée générale.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour un programme voté en assemblée générale à Granville, élargir la consultation à l'ensemble du département (Manche) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : un programme voté en assemblée générale traite 35 à 55 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Granville, en zone H1a, cela ramène 8 782 à 13 800 kWh par an, valorisés 943 € à 1 482 € au tarif conventionnel 2026.
Statut d'occupation à Granville : 3 209 logements occupés par leur propriétaire, soit 45 % du parc. La décision d'engager un programme voté en assemblée générale y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Amortissement à Granville : le poste de 10 824 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 541 200 € par an. Encore faut-il que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.