Le gisement local se lit dans les mêmes données : 557 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 375 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 26 % du parc, de l'ordre de 1 066 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Gallardon, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Gallardon, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Gallardon, sur une base de 115 m² en zone H1b, l'isolation des combles représente de l'ordre de 69 m² de plancher de combles. Multiplié par un prix unitaire de 25 à 75 €, on obtient une fourchette de 1 725 € à 5 175 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Mix de chauffage à Gallardon : 71 % d'électricité, 19 % de gaz, 7 % de fioul, 3 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation des combles : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
La logistique dépend de la densité : 3 530 habitants pour 1 448 résidences principales à Gallardon. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'isolation des combles, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Le choix du scénario change l'assiette : à Gallardon, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec les combles chiffré autour de 3 450 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 806 DPE publiés par l'ADEME à Gallardon, soit 557 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un isolateur RGE, dont l'intervention sur l'isolation des combles dure un à trois jours en soufflage.
À la réception à Gallardon, le document déterminant est les repères de hauteur d'isolant soufflé. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
L'écart entre profils est considérable à Gallardon : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation des combles, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.