La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Fontanil-Cornillon le montrent nettement. On relève 66 % de propriétaires occupants, 43 % de maisons individuelles, 2.28 personne(s) par logement, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Fontanil-Cornillon est crédible.
Côté éligibilité : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Fontanil-Cornillon », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Dans l'ordonnancement du chantier à Fontanil-Cornillon, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Côté performance, la remise à niveau d'un logement mis en location pèse pour 40 à 60 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Fontanil-Cornillon en zone H1c, cela représente entre 10 982 et 16 473 kWh évités par an, soit 1 179 € à 1 769 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 533 DPE publiés par l'ADEME à Fontanil-Cornillon, soit 358 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 1 350 050 € à 2 700 100 € à Fontanil-Cornillon, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
La structure énergétique locale (55 % gaz, 3 % fioul, 20 % réseau de chaleur à Fontanil-Cornillon) explique pourquoi la remise à niveau d'un logement mis en location n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Fontanil-Cornillon relève de la zone H1c, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 861 logements à Fontanil-Cornillon sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 58 % du parc. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.