Les données publiques dessinent un gisement précis : 392 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 1 459 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 37 % du parc, de l'ordre de 3 180 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Évron, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 105 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 000 kWh par an, soit près de 1 400 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2b applicable à Évron correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus le classement par catégorie de ressources rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.11 personne(s) par résidence principale à Évron, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 105 m², que le classement par catégorie de ressources doit être dimensionné.
Dans l'ordonnancement du chantier à Évron, le classement par catégorie de ressources mobilise l'accompagnateur, qui instruit les justificatifs pendant quelques jours de vérification. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Évron, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 400 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Évron, la part de maisons atteint 81 % du parc (3 180 logements). Pour le classement par catégorie de ressources, cela signifie que le franchissement de seuil, qui fait varier l'aide de plusieurs milliers d'euros conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Évron. Le barème RFR pesant environ 0 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
La structure énergétique locale (30 % gaz, 8 % fioul, 9 % réseau de chaleur à Évron) explique pourquoi le classement par catégorie de ressources n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.