Les données publiques dessinent un gisement précis : un bassin de travaux structuré autour de CC Serre-Ponçon, de l'ordre de 1 181 maisons individuelles, 434 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 13 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Embrun, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Embrun, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 150 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ne signez pas la réception sans le tableau d'amortissement rapproché de l'économie annuelle : c'est la pièce que l'instructeur exige à Embrun avant de libérer le solde, lequel peut représenter jusqu'à 32 000 € pour un profil bleu et 18 000 € pour un profil violet sur 40 000 € HT d'assiette.
Dans l'ordonnancement du chantier à Embrun, le financement du reste à charge par éco-prêt mobilise une banque partenaire du dispositif pendant quatre à huit semaines d'instruction. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
L'écart entre profils est considérable à Embrun : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour le financement du reste à charge par éco-prêt, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 15 % du plafond applicable à Embrun pour l'éco-PTZ. Traduit en aide effective, cela donne 4 800 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 2 700 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Combien de logements concernés ? À Embrun, 434 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (13 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que le financement du reste à charge par éco-prêt produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un dossier déposé après la signature des devis, qui perd son éligibilité oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 600 € à 1 200 € à Embrun, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le parc local commande la faisabilité : sur 3 365 résidences principales, on estime 1 181 maisons individuelles (35 %) à Embrun. La cohérence entre le devis financé et le dossier d'aide y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour le financement du reste à charge par éco-prêt.