Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Draguignan, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 10 970 logements collectifs à Draguignan (60 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 34 % à Draguignan — de l'ordre de 6 256 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
Avec près de 49 % de bailleurs dans le parc à Draguignan, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est copropriété fragile ou en difficulté : Plan Initiative Copropriétés, bonus ANAH, appliquée au parc à Draguignan et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.