Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 100 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 800 kWh par an, soit près de 1 480 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : 670 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 13 933 maisons individuelles, environ 35 100 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Dijon, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Dijon, le plancher bas en absorbe environ 6 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 1 125 € à 2 000 € selon la catégorie de ressources.
L'écart entre profils est considérable à Dijon : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation du plancher bas, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
La part de propriétaires occupants — 39 % à Dijon — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 35 100 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 40 726 logements à Dijon sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 46 % du parc. Pour l'isolation du plancher bas, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 59 809 DPE publiés par l'ADEME à Dijon, soit 670 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un isolateur intervenant en sous-sol, dont l'intervention sur l'isolation du plancher bas dure deux à quatre jours.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 2 500 € pour l'isolation du plancher bas à Dijon, soit 125 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
En cas de contrôle sur site à Dijon : la mention de R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé sur le devis, la qualification RGE de un isolateur intervenant en sous-sol, et le contrôle de continuité en périphérie. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.