La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Digne-les-Bains le montrent nettement. On relève un rattachement intercommunal à CA Provence-Alpes-Agglomération, environ 3 589 logements chauffés au gaz ou au fioul, 17 979 habitants, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Digne-les-Bains est crédible.
Le cas de référence retenu ici porte sur 100 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 10 700 kWh par an, soit près de 1 150 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
En cas de contrôle sur site à Digne-les-Bains : la mention de les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé sur le devis, la qualification RGE de un opérateur agréé par l'Anah, et le constat de décence après travaux. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 495 DPE pour 1 000 résidences principales à Digne-les-Bains (4 678 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
À la réception à Digne-les-Bains, le document déterminant est le constat de décence après travaux. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Digne-les-Bains, élargir la consultation à l'ensemble du département (Alpes-de-Haute-Provence) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Amortissement à Digne-les-Bains : le poste de 62 343 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 3 117 175 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 6 234 350 € à 12 468 700 € à Digne-les-Bains, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 62 343 500 € TTC à Digne-les-Bains supporte 3 250 135 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.