Sur le volet ressources : pour « rénovation d'ampleur maison à Courrières », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
à Courrières, la part de maisons individuelles conditionne directement le nombre de projets décidables sans assemblée générale. On relève environ 3 492 logements chauffés au gaz ou au fioul, 2.37 personne(s) par logement, 2 547 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Courrières est crédible.
Le parc local commande la faisabilité : sur 4 301 résidences principales, on estime 3 583 maisons individuelles (83 %) à Courrières. L'échafaudage et l'occupation du logement pendant le chantier y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison.
Le choix du scénario change l'assiette : à Courrières, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bouquet maison chiffré autour de 71 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Courrières, le bouquet maison en absorbe environ 179 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Courrières, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 620 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Planning réaliste à Courrières : huit à quatorze semaines d'intervention pour une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE sur le traitement complet de l'enveloppe d'une maison. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Courrières, sur une base de 110 m² en zone H1a, le traitement complet de l'enveloppe d'une maison représente de l'ordre de 286 m² de surface déperditive. Multiplié par un prix unitaire de 180 à 320 €, on obtient une fourchette de 51 480 € à 91 520 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Trois pièces décident du versement à Courrières : le devis portant un métré contradictoire des quatre parois déperditives, l'attestation RGE de une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE et la note de dimensionnement postérieure à l'isolation. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.