À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 2 096 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 73 % du parc, environ 1 773 logements occupés par leur propriétaire, 517 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Courcelles-lès-Lens, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 120 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 16 500 kWh par an, soit près de 1 770 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
L'écueil le plus coûteux reste les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 300 € à 600 € sur le chiffrage retenu à Courcelles-lès-Lens — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Mix de chauffage à Courcelles-lès-Lens : 23 % d'électricité, 72 % de gaz, 1 % de fioul, 3 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation du plancher bas : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Statut d'occupation à Courcelles-lès-Lens : 1 773 logements occupés par leur propriétaire, soit 62 % du parc. La décision d'engager l'isolation du plancher bas y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur l'isolation du plancher bas chiffré 3 000 € TTC à Courcelles-lès-Lens, cela correspond à environ 156 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Courcelles-lès-Lens, la part de maisons atteint 93 % du parc (2 654 logements). Pour l'isolation du plancher bas, cela signifie que la hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Dans l'ordonnancement du chantier à Courcelles-lès-Lens, l'isolation du plancher bas mobilise un isolateur intervenant en sous-sol pendant deux à quatre jours. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.74 personne(s) par logement en moyenne à Courcelles-lès-Lens, ce qui fixe la base de calcul à 120 m². L'isolation du plancher bas se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.