Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Coudekerque-Branche, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : de l'ordre de 6 641 maisons individuelles, 7 284 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 78 % du parc, environ 5 318 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Coudekerque-Branche, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
En cas de contrôle sur site à Coudekerque-Branche : la mention de R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé sur le devis, la qualification RGE de un isolateur intervenant en sous-sol, et le contrôle de continuité en périphérie. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
À l'échelle intercommunale, à Coudekerque-Branche relève de CU de Dunkerque. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur l'isolation du plancher bas et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
L'écart entre profils est considérable à Coudekerque-Branche : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation du plancher bas, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 7 284 logements à Coudekerque-Branche sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 78 % du parc. Pour l'isolation du plancher bas, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Sur la facture, ce poste vaut 206 € à 354 € par an à Coudekerque-Branche : l'isolation du plancher bas couvre 7 à 12 % des consommations, soit 3 295 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1a.
Base ADEME : 4 115 diagnostics enregistrés à Coudekerque-Branche, soit un taux de 442 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un isolateur intervenant en sous-sol est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'isolation du plancher bas (deux à quatre jours).
Mix de chauffage à Coudekerque-Branche : 19 % d'électricité, 76 % de gaz, 2 % de fioul, 2 % de bois et 1 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation du plancher bas : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.