Reste le financement du solde : sur le cas type à Conches-en-Ouche, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 81 % de maisons individuelles, 2 256 résidences principales recensées, 47 % de propriétaires occupants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Conches-en-Ouche est crédible.
La structure énergétique locale (48 % gaz, 4 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Conches-en-Ouche) explique pourquoi la remise à niveau d'un logement mis en location n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 378 DPE publiés par l'ADEME à Conches-en-Ouche, soit 611 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Périmètre de consultation conseillé pour la remise à niveau d'un logement mis en location : Eure. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Conches-en-Ouche, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 178 logements à Conches-en-Ouche sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 52 % du parc. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Sur le cas type retenu à Conches-en-Ouche — 105 m² en zone H1a — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 723 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 15 906 000 € et 32 535 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Qui décide, et donc qui finance : 47 % de propriétaires occupants à Conches-en-Ouche, soit environ 1 058 logements. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
La logistique dépend de la densité : 4 838 habitants pour 2 256 résidences principales à Conches-en-Ouche. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la remise à niveau d'un logement mis en location, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.