Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Colombes, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : 408 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 8 821 maisons individuelles, 24 276 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 67 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Colombes, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Combien de logements concernés ? À Colombes, 24 276 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (67 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Colombes. Le bâti ancien pesant environ 24 765 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Sur le cas type retenu à Colombes — 115 m² en zone H1a — la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 porte sur environ 127 m² de mur en pierre ou pan de bois. Au prix de marché observé, 130 à 260 € par m² de mur en pierre ou pan de bois, le poste ressort entre 16 510 € et 33 020 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Colombes est une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible). Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Périmètre de consultation conseillé pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 : Hauts-de-Seine. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Colombes, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 62 % du plafond applicable à Colombes pour le bâti ancien. Traduit en aide effective, cela donne 19 812 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 11 144 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 477 € à 4 953 € sur le chiffrage retenu à Colombes — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.