La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Clermont le montrent nettement. On relève 3 068 diagnostics publiés par l'ADEME, 10 564 habitants, 41 % de maisons individuelles, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Clermont est crédible.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Clermont, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.11 personne(s) par logement en moyenne à Clermont, ce qui fixe la base de calcul à 105 m². La sortie d'une étiquette F ou G se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Côté performance, la sortie d'une étiquette F ou G pèse pour 45 à 65 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Clermont en zone H1a, cela représente entre 11 782 et 17 018 kWh évités par an, soit 1 265 € à 1 828 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Énergie de chauffage en place : 45 % du parc reste au gaz ou au fioul à Clermont, soit près de 2 277 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la sortie d'une étiquette F ou G, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Mix de chauffage à Clermont : 41 % d'électricité, 43 % de gaz, 2 % de fioul, 1 % de bois et 13 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la sortie d'une étiquette F ou G : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Trésorerie du projet à Clermont : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels la sortie de passoire participe.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 431 600 € à 863 200 € sur le chiffrage retenu à Clermont — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Clermont compte 10 564 habitants et 5 016 logements principaux. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.