Le chiffrage type publié sur cette page part de 105 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 300 kWh par an, soit près de 1 210 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Chorges, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 417 DPE pour 1 000 résidences principales à Chorges (639 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un frigoriste RGE QualiPAC et donc la date de démarrage possible pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau.
Trésorerie du projet à Chorges : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle auxquels la PAC air/eau participe.
Trois pièces décident du versement à Chorges : le devis portant un SCOP ≥ 4 à 55 °C de température de départ, l'attestation RGE de un frigoriste RGE QualiPAC et la fiche d'équilibrage hydraulique des émetteurs. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H3 applicable à Chorges correspond à une base de 195 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'installation d'une pompe à chaleur air/eau rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 619 logements à Chorges sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 40 % du parc. Pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
L'écueil le plus coûteux reste le dimensionnement recopié sur la puissance de l'ancienne chaudière. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 900 € à 1 800 € sur le chiffrage retenu à Chorges — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Chorges. La PAC air/eau pesant environ 9 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.