Le gisement local se lit dans les mêmes données : 2 089 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 52 % du parc, de l'ordre de 2 569 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC Chinon, Vienne et Loire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Chinon, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Chinon, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour l'isolation du plancher bas à Chinon, élargir la consultation à l'ensemble du département (Indre-et-Loire) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
La logistique dépend de la densité : 8 144 habitants pour 3 995 résidences principales à Chinon. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'isolation du plancher bas, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Trésorerie du projet à Chinon : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels le plancher bas participe.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Chinon, en zone H1b, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation du plancher bas et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Chinon, sur une base de 105 m² en zone H1b, l'isolation du plancher bas représente de l'ordre de 53 m² de sous-face. Multiplié par un prix unitaire de 30 à 70 €, on obtient une fourchette de 1 590 € à 3 710 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 2 650 € pour l'isolation du plancher bas à Chinon, soit 133 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
L'écueil le plus coûteux reste les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 265 € à 530 € sur le chiffrage retenu à Chinon — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.