à Chécy, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève environ 1 920 logements chauffés au gaz ou au fioul, 3 665 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à Orléans Métropole, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Chécy est crédible.
L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Chécy », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Chécy, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Une moyenne de 2.48 personne(s) par logement à Chécy : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la remise à niveau d'un logement mis en location avec le reste du bouquet.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Chécy, élargir la consultation à l'ensemble du département (Loiret) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 920 logements à Chécy sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 52 % du parc. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Amortissement à Chécy : le poste de 50 987 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 2 549 350 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Côté performance, la remise à niveau d'un logement mis en location pèse pour 40 à 60 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Chécy en zone H1b, cela représente entre 11 491 et 17 236 kWh évités par an, soit 1 234 € à 1 851 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
La part de propriétaires occupants — 76 % à Chécy — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 2 796 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.