L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « isolation plancher bas à Chatou », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 110 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Chatou, le gaz couvre 43 % du parc, le fioul 3 %, l'électricité 22 %. L'isolation du plancher bas s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Base ADEME : 6 980 diagnostics enregistrés à Chatou, soit un taux de 542 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un isolateur intervenant en sous-sol est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'isolation du plancher bas (deux à quatre jours).
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Chatou, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 2 750 € comme le plancher bas, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
L'écueil le plus coûteux reste les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 275 € à 550 € sur le chiffrage retenu à Chatou — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Chatou, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation du plancher bas et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Statut d'occupation à Chatou : 7 883 logements occupés par leur propriétaire, soit 61 % du parc. La décision d'engager l'isolation du plancher bas y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Amortissement à Chatou : le poste de 2 750 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 138 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.