Le chiffrage type publié sur cette page part de 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation, et les données de Châtenay-Malabry le montrent nettement. On relève 44 % de propriétaires occupants, 15 000 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à Métropole du Grand Paris, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Châtenay-Malabry est crédible.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 14 % du plafond applicable à Châtenay-Malabry pour la VMC. Traduit en aide effective, cela donne 4 320 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 2 430 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Statut d'occupation à Châtenay-Malabry : 6 570 logements occupés par leur propriétaire, soit 44 % du parc. La décision d'engager la pose d'une ventilation mécanique y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 6 450 DPE publiés par l'ADEME à Châtenay-Malabry, soit 430 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un ventiliste RGE, dont l'intervention sur la pose d'une ventilation mécanique dure trois à cinq jours.
Exigence opposable à Châtenay-Malabry : un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la pose d'une ventilation mécanique qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la pose d'une ventilation mécanique. À Châtenay-Malabry, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Mix de chauffage à Châtenay-Malabry : 23 % d'électricité, 68 % de gaz, 1 % de fioul, 0 % de bois et 7 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la pose d'une ventilation mécanique : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Châtenay-Malabry relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la pose d'une ventilation mécanique s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.