La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Chamonix-Mont-Blanc. On relève 4 312 résidences principales recensées, 3 992 diagnostics publiés par l'ADEME, 37 % de maisons individuelles, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Chamonix-Mont-Blanc est crédible.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : un bassin de travaux structuré autour de CC de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc, environ 2 281 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 1 613 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Chamonix-Mont-Blanc, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
À la réception à Chamonix-Mont-Blanc, le document déterminant est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 927 logements à Chamonix-Mont-Blanc sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 45 % du parc. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
En cas de contrôle sur site à Chamonix-Mont-Blanc : la mention de l'atteinte d'une étiquette D au minimum sur le devis, la qualification RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Le choix du scénario change l'assiette : à Chamonix-Mont-Blanc, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie de passoire chiffré autour de 6 515 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.02 personne(s) par logement en moyenne à Chamonix-Mont-Blanc, ce qui fixe la base de calcul à 105 m². La sortie d'une étiquette F ou G se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
La structure énergétique locale (37 % gaz, 7 % fioul, 5 % réseau de chaleur à Chamonix-Mont-Blanc) explique pourquoi la sortie d'une étiquette F ou G n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Chamonix-Mont-Blanc est rattachée à CC de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la sortie d'une étiquette F ou G et signalent les dispositifs locaux cumulables.