La structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable, et les données de Cauro le montrent nettement. On relève 147 diagnostics publiés par l'ADEME, 1 486 habitants, 651 résidences principales recensées, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Cauro est crédible.
Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Cauro, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de l'isolation du plancher bas. À Cauro, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Le parc local commande la faisabilité : sur 651 résidences principales, on estime 465 maisons individuelles (72 %) à Cauro. La hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation du plancher bas.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Cauro est rattachée à CC de la Pieve de l'Ornano et du Taravo. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de l'isolation du plancher bas et signalent les dispositifs locaux cumulables.
Combien de m² de sous-face exactement ? À Cauro, le logement de référence de 110 m² situé en zone H3 en compte environ 55 pour l'isolation du plancher bas. La dépense attendue s'établit dès lors entre 1 650 € et 3 850 € TTC (30–70 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Le choix du scénario change l'assiette : à Cauro, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le plancher bas chiffré autour de 2 750 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Statut d'occupation à Cauro : 452 logements occupés par leur propriétaire, soit 70 % du parc. La décision d'engager l'isolation du plancher bas y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
L'écart entre profils est considérable à Cauro : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation du plancher bas, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.