Le poids du logement collectif et des façades contraintes détermine la part de projets orientés vers l'intérieur, et les données de Burlats le montrent nettement. On relève 79 % de propriétaires occupants, 223 diagnostics publiés par l'ADEME, 944 résidences principales recensées, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Burlats est crédible.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Burlats, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Côté performance, l'isolation par l'intérieur pèse pour 12 à 22 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Burlats en zone H2c, cela représente entre 2 836 et 5 200 kWh évités par an, soit 305 € à 558 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, l'isolation par l'intérieur facturé 10 000 € TTC à Burlats supporte 521 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Combien de m² de mur intérieur exactement ? À Burlats, le logement de référence de 105 m² situé en zone H2c en compte environ 100 pour l'isolation par l'intérieur. La dépense attendue s'établit dès lors entre 7 000 € et 13 000 € TTC (70–130 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Structure du parc de Burlats : 92 % de maisons individuelles, soit environ 864 logements sur 944 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour l'isolation par l'intérieur, le poids réel de la perte de surface habitable, de 6 à 12 cm par mur traité dans les projets déposés.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Burlats. L'ITI pesant environ 10 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Point de vigilance financier à Burlats : le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 1 000 € à 2 000 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Solde du dossier à Burlats : la pièce déterminante est le test d'étanchéité à l'air après pose. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.