L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « sortie passoire thermique à Bruges », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La lecture du parc complète l'analyse : 490 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 3 679 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de Bordeaux Métropole. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Bruges, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Planning réaliste à Bruges : quatre à huit mois, audit compris d'intervention pour un accompagnateur agréé et un groupement RGE sur la sortie d'une étiquette F ou G. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Rapporté au plan de financement, la sortie de passoire représente de l'ordre de 8611 % du montant plafonné retenu à Bruges. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Combien de logements concernés ? À Bruges, 5 185 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (54 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la sortie d'une étiquette F ou G produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Base ADEME : 4 732 diagnostics enregistrés à Bruges, soit un taux de 490 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un accompagnateur agréé et un groupement RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la sortie d'une étiquette F ou G (quatre à huit mois, audit compris).
Côté performance, la sortie d'une étiquette F ou G pèse pour 45 à 65 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Bruges en zone H2c, cela représente entre 10 636 et 15 364 kWh évités par an, soit 1 142 € à 1 650 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Le choix du scénario change l'assiette : à Bruges, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie de passoire chiffré autour de 3 444 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Mix de chauffage à Bruges : 45 % d'électricité, 54 % de gaz, 0 % de fioul, 1 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la sortie d'une étiquette F ou G : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.