Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Briouze, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable à Briouze. On relève 340 diagnostics publiés par l'ADEME, un rattachement intercommunal à CA Flers Agglo, 1 512 habitants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Briouze est crédible.
Base ADEME : 340 diagnostics enregistrés à Briouze, soit un taux de 468 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un isolateur intervenant en sous-sol est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'isolation du plancher bas (deux à quatre jours).
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Briouze, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 550 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
À l'échelle intercommunale, à Briouze relève de CA Flers Agglo. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur l'isolation du plancher bas et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 265 € à 530 € à Briouze, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Trois pièces décident du versement à Briouze : le devis portant R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé, l'attestation RGE de un isolateur intervenant en sous-sol et le contrôle de continuité en périphérie. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
La part de propriétaires occupants — 60 % à Briouze — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 433 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Briouze, le plancher bas en absorbe environ 7 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 1 193 € à 2 120 € selon la catégorie de ressources.