Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 110 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 800 kWh par an, soit près de 1 270 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Briançon. On relève 52 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CC du Briançonnais, environ 983 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Briançon est crédible.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Briançon est rattachée à CC du Briançonnais. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la sortie d'une étiquette F ou G et signalent les dispositifs locaux cumulables.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la sortie d'une étiquette F ou G. À Briançon, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.16 personne(s) par résidence principale à Briançon, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 110 m², que la sortie d'une étiquette F ou G doit être dimensionné.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Briançon, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la sortie d'une étiquette F ou G et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 983 logements à Briançon sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 19 % du parc. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
En cas de contrôle sur site à Briançon : la mention de l'atteinte d'une étiquette D au minimum sur le devis, la qualification RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 564 400 € à 1 128 800 € à Briançon, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.