à Bourg-en-Bresse, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 20 927 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à CA du Bassin de Bourg-en-Bresse, environ 10 066 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Bourg-en-Bresse est crédible.
Sur le volet ressources : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Bourg-en-Bresse », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le solde se finance : à Bourg-en-Bresse, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le logement loué contribue déjà à 1 550 € d'économie annuelle attendue.
Une moyenne de 2.02 personne(s) par logement à Bourg-en-Bresse : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la remise à niveau d'un logement mis en location avec le reste du bouquet.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Bourg-en-Bresse, sur une base de 105 m² en zone H1c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 3 066 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 67 452 000 € à 137 970 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Bourg-en-Bresse : que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé figure au devis, que un opérateur agréé par l'Anah soit qualifié RGE à la date de signature, et que le constat de décence après travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 10 271 100 € à 20 542 200 € sur le chiffrage retenu à Bourg-en-Bresse — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Base ADEME : 13 883 diagnostics enregistrés à Bourg-en-Bresse, soit un taux de 663 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un opérateur agréé par l'Anah est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la remise à niveau d'un logement mis en location (cinq à neuf mois).
Coût complet plutôt que prix d'achat : 102 711 000 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Bourg-en-Bresse, soit 5 135 550 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.