Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Bordeaux, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H2c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 114 869 logements collectifs à Bordeaux, soit 78 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 34 % du parc à Bordeaux, soit environ 49 523 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 14 % des DPE à Bordeaux — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
La part de propriétaires bailleurs approche 67 % à Bordeaux (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est obligations PPT, DTG et audit énergétique de copropriété : préparer le vote des travaux, appliquée au parc à Bordeaux et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.