Le poids du logement collectif et des façades contraintes détermine la part de projets orientés vers l'intérieur, et les données de Boé le montrent nettement. On relève 5 846 habitants, 93 % de maisons individuelles, 69 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Boé est crédible.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « isolation par l'intérieur à Boé », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le solde se finance : à Boé, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand l'ITI contribue déjà à 1 530 € d'économie annuelle attendue.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour l'isolation par l'intérieur à Boé, élargir la consultation à l'ensemble du département (Lot-et-Garonne) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, l'isolation par l'intérieur facturé 10 900 € TTC à Boé supporte 568 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Contexte urbain à Boé : 2 367 résidences principales pour 5 846 habitants. Sur l'isolation par l'intérieur, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Une moyenne de 2.47 personne(s) par logement à Boé : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de l'isolation par l'intérieur avec le reste du bouquet.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Boé, en zone H2c, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation par l'intérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 705 DPE publiés par l'ADEME à Boé, soit 298 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un plaquiste RGE, dont l'intervention sur l'isolation par l'intérieur dure deux à quatre semaines.