La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Blanzy. On relève environ 1 829 logements chauffés au gaz ou au fioul, 70 % de propriétaires occupants, 2 809 résidences principales recensées, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Blanzy est crédible.
Reste la question du taux applicable : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Blanzy », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Blanzy suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 36 883 500 € revient à 1 844 175 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Point de vigilance financier à Blanzy : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 3 688 350 € à 7 376 700 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Blanzy, élargir la consultation à l'ensemble du département (Saône-et-Loire) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Le choix du scénario change l'assiette : à Blanzy, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 36 883 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 36 883 500 € TTC à Blanzy supporte 1 922 836 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Blanzy relève de la zone H1c, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Le solde se finance : à Blanzy, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le logement loué contribue déjà à 1 550 € d'économie annuelle attendue.