La lecture du parc complète l'analyse : un bassin de travaux structuré autour de CC du Pays de Blain, environ 3 006 logements occupés par leur propriétaire, 2 290 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 53 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Blain, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Blain, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 477 € à 4 953 € sur le chiffrage retenu à Blain — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 2 290 logements à Blain sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 53 % du parc. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Mix de chauffage à Blain : 41 % d'électricité, 49 % de gaz, 4 % de fioul, 5 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2b applicable à Blain correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Blain : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
Statut d'occupation à Blain : 3 006 logements occupés par leur propriétaire, soit 69 % du parc. La décision d'engager la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Dans l'ordonnancement du chantier à Blain, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 mobilise un artisan formé aux enduits chaux-chanvre pendant dix à seize semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.