Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Bethoncourt, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « rénovation d'ampleur copropriété à Bethoncourt », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Combien de logements concernés ? À Bethoncourt, 997 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (49 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que un programme voté en assemblée générale produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Solde du dossier à Bethoncourt : la pièce déterminante est la levée des réserves lot par lot. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Bethoncourt, sur une base de 115 m² en zone H1c, un programme voté en assemblée générale représente de l'ordre de 200 lot principal. Multiplié par un prix unitaire de 9 000 à 24 000 €, on obtient une fourchette de 1 800 000 € à 4 800 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Bethoncourt est rattachée à CA Pays de Montbéliard Agglomération. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de un programme voté en assemblée générale et signalent les dispositifs locaux cumulables.
Point de vigilance financier à Bethoncourt : un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 330 000 € à 660 000 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Trésorerie du projet à Bethoncourt : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle auxquels le programme collectif participe.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Bethoncourt : que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle figure au devis, que un maître d'œuvre mandaté par le syndicat soit qualifié RGE à la date de signature, et que la levée des réserves lot par lot soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.